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picto Les tendinites


Parmi les affections locomotrices susceptibles d’affecter le cheval, les tendinites sont parmi les plus fréquentes. Les chevaux de sport y sont particulièrement prédisposés.

 

Qu’est-ce qu’une tendinite ?

La tendinite est une atteinte inflammatoire de la structure profonde du tendon qui devient tuméfié, chaud et douloureux.

La sévérité de l’inflammation conditionne le pronostic.

Les tendons sont des structures fibreuses qui relient le muscle à l’os. Ils sont sujets aux traumatismes et à l’étirement au cours d’un exercice. Cet étirement est d’environ 2 à 4 % au pas, 4 à 6 % au trot et peut aller jusqu’à 16 % au galop !

 

 

Pourquoi le cheval est-il prédisposé à ces affections ?

Les tendinites sont donc fréquentes chez les chevaux de sport et de course avec des prévalences de l’ordre de 12 % dans certaines études. Ces chevaux sont prédisposés de par leur utilisation et le travail intense et répété qu’ils sont amenés à fournir.

A cela s’ajoutent divers facteurs de risque : entraînement mal conduit, mauvais état des pistes, efforts trop répétés et rapprochés, affection du cheval (problème respiratoire qui conduit à une mauvaise oxygénation), fatigue, changement de surfaces (passage du fibré à l’herbe…), etc. Généralement les tendinites ont tendance à récidiver.

 

 

Quelles sont les conséquences d’une tendinite ?

Outre l’impact médical de l’affection, les tendinites sont gênantes sur un plan économique car elles empêchent l’exploitation d’un cheval, la mise au repos, au moins initialement, étant systématique.

Elles peuvent également entraîner sa réforme définitive en raison des récidives fréquentes.

 

 

Comment se manifeste une tendinite ?

Le plus souvent, la lésion survient sur les membres antérieurs.

Elle se traduit par une boiterie.

 

 

Comment diagnostiquer une tendinite ?

Outre la clinique et l’historique d’utilisation du cheval, le diagnostic de certitude s’obtient par la réalisation d’une échographie. Cet examen d’imagerie permet également de suivre l’évolution du tendon et d’apprécier sa cicatrisation.

De nouvelles techniques d’imagerie permettent d’aller plus loin comme l’IRM, qui permet de diagnostiquer des tendinites profondes au niveau du pied, ou le scanner.

 

 

 

Comment se traite-t-elle ?

Initialement, la tendinite doit faire l’objet d’un traitement anti-inflammatoire et anti-douleur.

Les modalités de prise en charge de la tendinite ont évolué et de nouveaux traitements sont aujourd’hui envisageables en fonction de la lésion : physiothérapie, médecine régénérative (injections de PRP, cellules souches, moelle osseuse, Irap), chirurgie.

Toutefois, quel que soit le traitement, l’immobilisation, au moins dans les phases initiales, est toujours incontournable pour prévenir une aggravation de la lésion.

Pour le confort de l’animal, la ferrure peut être revue de façon à éviter les mises sous tension.

La convalescence est ensuite nécessaire pour éviter les récidives, quasi systématiques chez les chevaux mis au pré. On parle de convalescence contrôlée, la reprise d’activité devant se faire de façon progressive et contrôlée.