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picto Ration du cheval d’endurance


Le cheval d’endurance est un véritable athlète qui doit être capable de participer à des épreuves longues parfois de 160 km ou 200 km. Pour arriver à de telles performances, il doit recevoir une alimentation adaptée et spécialement étudiée pour son type d’épreuve.

 

En quoi l’endurance est-elle une discipline exigeante ?

Les chevaux d’endurance de haut niveau, c’est-à-dire capables de courir sur plus de 90 km (épreuves de 130 ou 160 km sur une journée et de 200 km sur deux jours), sont de plus en plus nombreux en France. Leurs performances se sont également améliorées et ils courent aujourd’hui à la vitesse moyenne de 16 km/h. Ces chevaux sont généralement des pur-sang arabes ou issus d’arabes. Ces sportifs de haut niveau ont besoin d’un entretien physique et alimentaire à la hauteur.

 

 

Quelles sont les règles à respecter lors d’une épreuve ?

Les pratiques d’alimentation le jour de l’épreuve et en préparation diffèrent d’un cavalier à l’autre. Tous s’accordent sur l’importance de donner du foin à volonté lors des pauses (« vet-gates ») ainsi que d’autres types d’aliments (floconné, pommes, carottes puis foin).

Certains nourrissent leurs chevaux avec des concentrés avant le départ, d’autres non. L’objectif est d’éviter que le cheval ne soit victime d’une fringale au cours de la course. Le recours aux électrolytes ajoutés dans l’eau de boisson n’est pas systématique mais peut être utile.

Après une course, il est préférable d’attendre le lendemain pour redonner une ration complète et de se contenter de foin le soir de l’épreuve.

 


L’huile : une source d’énergie intéressante pour les chevaux d’endurance

La ration des chevaux d’endurance est très souvent enrichie avec de l’huile. Cette source énergétique est très intéressante pour eux pour différentes raisons. L’apport d’énergie sous forme de matières grasses présente comme avantage par rapport à l’apport énergétique sous forme d’amidon des céréales de diminuer le risque de surcharge musculaire en glycogène et d’en préserver les réserves. Ainsi, en donnant au cheval une ration qui contient de l’huile, on favorisera sa capacité à travailler plus longtemps, sans produire d’acide lactique en excès, ce composant étant responsable de contractures musculaires. De plus, l’apport d’énergie sous forme d’huile minimise les risques d’apparition de coliques et autres troubles digestifs car il ne se traduit pas par une augmentation de volume de la ration et évite donc les risques d’encombrement digestif. Enfin, la métabolisation de l’huile ne s’accompagne pas d’un dégagement important de chaleur et cette source énergétique est donc particulièrement indiquée lors d’exercice par temps chaud, ce qui est souvent le cas des courses d’endurance.

 

 

Comment l’utiliser ?

Une supplémentation en huile est recommandée chez les chevaux qui participent aux épreuves d’endurance et il est recommandé que l’huile représente 5 à 10 % de la ration totale. Les huiles végétales sont les plus utilisées, soit pures soit incorporées dans l’aliment. L’ajout d’huile dans la ration doit démarrer au moins deux semaines avant les épreuves pour que les processus de stockage et d’utilisation s’habituent à cette nouvelle source énergétique.