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picto La piroplasmose (ou babésiose) du cheval


La piroplasmose est une maladie parasitaire du cheval, fréquente, grave, transmise par une tique. Elle atteint les globules rouges dans le sang.


Deux tiques : après et avant le repas de sang

Comment est transmise la maladie ?

La maladie est provoquée par deux parasites microscopiques, Babesia caballi et Theleria equi, qui pénètrent dans les globules rouges du sang des chevaux, s’y multiplient et les font éclater.

 

Le parasite responsable est transmis au cheval par une piqûre de tique. La tique est un arachnide (un acarien de grande taille), d'une taille d'environ 1 cm quand elle est gorgée de sang (3 à 6 mm avant le repas), qui séjourne habituellement dans les haies, bois et broussailles.

La tique se déplace sur l’animal pour faire un repas de sang en le piquant avec sa trompe. A cette occasion, elle injecte sa salive qui contient le parasite. Une même tique peut contaminer plusieurs chevaux.

 

La piroplasmose n’est pas contagieuse de cheval à cheval, mais elle peut aussi se transmettre par une seringue ou une aiguille contaminée par un cheval atteint, d’où l’obligation d’utiliser du matériel à usage unique.


Quels sont les symptômes de la piroplasmose ?

Environ 5 à 28 jours après la contamination, les symptômes apparaissent.

Ils sont peu spécifiques, ce qui nécessitera une confirmation de laboratoire.

La maladie se présente soit sous une forme aiguë, soit sous une forme chronique.

 

La forme aiguë :

Elle peut être mortelle, elle se déroule en 3 phases :

  1. forte fièvre (40°- 41°C) , accompagnée d’abattement et d’un refus de nourriture,
  2. anémie : du fait de l’éclatement des globules rouges par le parasite, leur nombre total diminue de façon importante ; les muqueuses deviennent pâles ; le cheval s'affaiblit,
  3.  ictère (« jaunisse ») et coloration brune des urines.

 

La forme chronique ou inapparente :

Elle peut s’installer d’emblée ou suivre une forme aiguë passée inaperçue.

Le seul signe sera de l’abattement et  une intolérance à l’effort.

Certains chevaux présentent des œdèmes des membres et de la partie basse de l’abdomen.


Comment réalise-t-on le diagnostic ?

 

Dans la forme aiguë, les symptômes sont suffisamment évocateurs pour entreprendre d’urgence le traitement. La maladie sera ensuite confirmée par des examens de laboratoire.

 

Dans la forme chronique, seuls les examens de laboratoires révéleront la présence de la maladie.

  • Mise en évidence de l’anémie, par une numération des globules rouges. L’anémie est systématique dans la piroplasmose, mais d’autres examens seront nécessaires pour la différencier d’autres maladies anémiantes telles que le parasitisme, la leptospirose et l’anémie infectieuse.
  • Mise en évidence du parasite responsable : le parasite responsable peut être détecté à l’aide de frottis sanguins réalisés à partir d’une goutte de sang prélevée à l’oreille. Cet examen microscopique ne peut être entrepris qu’en phase aiguë, et il n’est fiable qu’en cas de positivité, sinon on peut être en présence d’un faux négatif.
  •  Les techniques de laboratoire :
  1. la sérologie : la mise en évidence des anticorps spécifiques par sérologie permet de mettre en évidence la maladie de façon certaine. cependant ces anticorps n’apparaissent que plusieurs jours après le début de la maladie.
  2. la technique PCR : c’est la méthode d’avenir, elle est spécifique, car elle détecte précocement les traces d’ADN du parasite.


Comment traiter et prévenir la piroplasmose ?

Le traitement est spécifique de la piroplasmose. Il est réalisé avec un médicament appelé "imidocarbe", qui doit être injecté selon un protocole particulier.

 

Il n’existe pas de vaccin contre la piroplasmose chez le cheval.

 

La prévention consiste à éviter l’infestation du cheval par les tiques au moyen de produits antiparasitaires externes qui doivent être appliqués pendant la mise au pré, les tiques vivant à l’extérieur.

En cas d’observation de tiques sur le corps du cheval, il faut les éliminer immédiatement. En effet, la contamination n’est immédiate. Enlever les tiques rapidement permet parfois d'éviter le développement de la maladie.